Mon expérience Vipassana

Vipassana est un stage de méditation de 10 jours pour les adultes.

Non religieux, bien qu’inspiré de la culture Bouddhiste,  ce stage a pour vocation de nous apprendre à méditer en pleine conscience et ce dans le but de se découvrir une vie plus harmonieuse et moins douloureuse… tout en réalisant que tout est en perpétuelle changement.

La technique de méditation enseignée à Vipassana consiste à observer son souffle et son corps.

Pendant ces dix jours, il est interdit de communiquer avec qui que ce soit et ce même à l’intérieur du centre de méditation. Les téléphones portables sont donc confisqués à l’entrée. Impossible également d’apporter un livre à lire ou bien un papier et un crayon pour écrire. En outre, les femmes et les hommes sont séparés. De plus, la nourriture est végétarienne et il n’y a pas de repas le soir. On vit donc pendant 10 jours une expérience monastique, avec notamment des gongs pour délimiter les heures de méditations, de repas et de poses.

Vipassana propose ces stages de méditation gratuitement. Et après y avoir assister on peut faire un don si on estime que cette expérience pourrait être enrichissante pour d’autres personnes que soi-même.

Voici le lien du site Vipassana pour plus d’informations : https://www.dhamma.org/fr/about/vipassana

Après ce résumé du fonctionnement et du concept de ce stage de méditation, voici mon expérience Vipassana expliquée plus en détail.

Mon expérience : 

Ce que vous allez lire ci dessous pourrait être dérangeant pour ceux qui seraient intéressés pour faire un stage Vipassana et qui voudraient découvrir directement sur place par eux-même et y aller sans aucun a-prioris (positifs ou négatifs).

Moi-même, je suis allé à Vipassana sans trop savoir ce qui m’attendait la bas. L’expérience m’ayant été recommandée par une amie, je suis partie la bas avec seulement quelques brides d’informations, avec en outre la promotion que c’est une expérience enrichissante qui apporte beaucoup et peut changer la vie.

Toutefois, suite aux discussions que j’ai pu avoir avec les autres élèves Vipassana après le stage, j’ai réalisé à quel point l’expérience Vipassana était différente pour chacun. Certains vivent des expériences “mystiques”, d’autres se battent avec leurs passé, d’autres avec leur futur, d’autre avec leurs pensées ou leur imagination, d’autres avec les douleurs de leur corps….

Selon moi, il n’est donc pas grave de lire et de connaître l’expérience de quelqu’un d’autre à condition que l’on ait bien pris conscience que ce qui est certain c’est que l’on ne vivra pas la même expérience que l’autre. C’est une expérience forcément très personnelle et qui aboutira à des conclusions très personnelles. Il faut donc partir à Vipassana sans avoir quelque chose de précis en tête. Il faut y aller sans rien attendre si ce n’est de mieux se connaitre.

Voici tout d’abord le déroulement de mes 10 jours Vipassana.

Toutes les consignes de méditation sont diffusées par audio et tous les soirs il y a également un discours sur les valeurs mises en avant par l’enseignement Vipassana et également orienté sur le bouddhisme.

 

Du Jour 1 au Jour 3 :

Il m’est tout d’abord demandé de me concentrer sur ma respiration. Puis ensuite on me demande de me concentrer sur mon souffle touchant le pourtour de mes narines, ainsi que tous les ressentis que je peux avoir en dessous et autour de mes narines. Cela peut être des picotements, des chatouillements, des sensations de chaud ou de froid. Qu’importe.

Le jour 3, il m’est demandé de me concentrer sur tous les ressentis que je peux avoir sur un point le plus petit possible et le plus précis possible au dessus de la lèvre supérieure. Comme pour les deux jours précédent, sur cet endroit précis, je peux ressentir juste le souffle, ou bien des picotements ou bien du chaud… Cela dépend de chacun, il faut se concentrer à 100% le plus longtemps possible sur cette zone sur la lèvre supérieure. Tout au long de ces trois jours, la consigne est la même, il faut se concentrer sur nos sensations aux endroits indiqués, dès que l’on s’aperçoit que l’esprit part dans ses pensées alors il faut se remettre à la tâche et se concentrer de nouveau.

En analysant ces trois jours : je me suis aperçu à quel point mon esprit était sans cesse en train de partir pour aller penser, à quel point il était difficile de garder sa concentration sur quelque chose d’aussi simple que son souffle! Dans mon cas, mon esprit était sans cesse en train de réfléchir à des théories, à des projets, à analyser des situations, à faire des calculs, à élaborer des scénarios complètement fictifs pour le plaisir (plaisant tout du moins au début…) ou bien à élaborer des hypothèses de scénarios futurs qu’il répétait en boucle, peut être cinquante fois! Parfois, mon esprit s’amusait également à rejouer des scénarios passés pour de temps en temps  les transformer afin qu’ils soient plus acceptables…

Pourquoi je dis que “mon esprit faisait cela” et non que “je décidais de penser comme cela”… et bien parceque justement, je me suis alors rendu compte à quel point je n’étais pas maître de mon esprit. Je voulais lui imposer une concentration et celui ci, contre ma volonté finalement, s’échappait pour “s’amuser” ou se “nourrir” en élaborant toutes ces pensées. Cette sensation de ne pas être au contrôle de ses pensées est extrêmement désagréable et m’a fait réaliser à quel point cette machine qu’est le cerveau était en quelque sorte indépendante. J’ai alors imaginé le cerveau comme un ordinateur avec un programme informatique encodé à l’intérieur et dont les instructions étaient : SI il ne se passe rien ALORS construit une pensée à partir de souvenirs OU Vision OU Odorat OU Toucher …. etc J’avais alors la sensation de n’être qu’une sorte de robot. Qu’est ce qu’y me différenciait alors d’une machine? Même ma façon de m’auto-analyser comme ceci était le résultat de ce même cerveau, de ce même programme.

Pendant ces trois premières journées, durant les moments de repos, j’ai réfléchi à beaucoup d’aspects de ma vie et de la vie. J’étais incroyablement frustré de ne pas pouvoir noter les pensés que j’avais. Je rêvais d’avoir un papier et un stylo pour écrire tout ce que mon esprit découvrait et tout ce que je croyais être important. Heures après heures, je me suis aperçu qu’évidemment je n’arriverais pas à me rappeler de tout. Je me suis donc mis à faire le tri dans mes réflexions pour ne garder que les plus importantes. Au fil des temps de poses, je les améliorais et les complétais.

Au final, pour les mémoriser, j’essayais de les synthétiser en apprenant par coeur les premières lettres des idées les plus importantes. Ainsi, il me serait plus facile de retenir tous les concepts imaginés et de les restituer sur mon téléphone dès que le stage sera terminé. Au bout d’un certain temps, n’y tenant plus et afin de me libérer totalement l’esprit (car je me répétais en boucle mes idées et ça en devenait infernal!), je me suis résigné à prendre 15 min pour écrire à l’intérieur de ma trousse de toilette les fameuses premières lettres des idées que je voulais retenir. Je me suis retrouvé à utiliser mes ongles et mon tube de gel pour les cheveux… en espérant que le gel serait assez résistant pour tenir une semaine… Au pire, je rajouterais une couche tous les deux jours si besoin. J’ai, entre guillemets, enfreint la règle de ne pas écrire mais il en tenait vraiment de ma santé mentale je crois (comme vous pouvez le lire 🙂 ) … et de plus mes reflexions  étaient tellement importantes et aboutissaient à des concepts tellement importants (pour moi..soi-disant) qu’il fallait absolument que je les retrouve à la sortie du stage. (Je noterai dans un autre article, les résultats de ces moments de réflexion… que j’ai, comme prévu, réussi à retrouver dans leur totalité je pense).

Quoiqu’il en soit, mon cerveau étant beaucoup moins stimulé qu’auparavant (pas de téléphone, de Facebook, de news, de contacts sociaux, de paysages différents à voir, de gouts différents à expérimenter…), j’ai constaté que dans un premier temps celui ci s’est replié sur lui même et a continué avec la même dynamique que dans ma vie de tous les jours. Analyse de moments passés, de mes projets, de mes théories, des gens, de ma vie… mais au bout du troisième jours la fatigue de la répétition de ces réflexions commençaient, et petit à petit mon esprit avait de moins en moins envie de rabâcher sans cesse la même chose. De plus, les moments de méditation qui prenaient une grande partie de la journée étaient des moments éprouvants et fatigants tant pour le corps que pour le cerveau.

Ces moments de méditation étaient pour mon esprit des moments de blanc, en quelque sorte, ou il n’y avait aucun stimuli externe au corps et ou mon esprit était comme mis en camisole, il ne pouvait plus élaborer ses pensées. Autant vous dire que le résultat fut étrange et quelque peu amusant car la conséquence de ce bridage de l’esprit ne s’est pas fait que pour moi mais aussi pour mes collègues de dortoir. Je m’explique. J’étais dans un dortoir d’environ une trentaine de personnes. A l’intérieur, des chambres ouvertes contenaient 4 personnes. Nous avions comme un petit box séparé au moyen de planche de bois fines. Autant vous dire qu’on entendait tout! Que cela soit des mouvements dans les draps, au ronflements ou bien encore aux réactions des rêves! Et c’est la que ça a été surprenant, car j’ai alors découvert que mon esprit en manque de nouveautés et si souvent bridé par la concentration de la méditation avait trouvé un moyen de s’évader la nuit, en faisant des rêves puissants et totalement rocambolesques….

Je me suis vu dans une grande pièce noire avec un Alien en forme de tête de stylo plume, ou bien encore en train d’obéir à l’ordre de quelqu’un représentant l’autorité et me demandant de jeter ce qui serait mon enfant à travers un toboggan se terminant par des lames, l’envoyant ainsi directement à la mort! Je me réveillais en hurlant et parfois je m’entendais parler en me réveillant. Je n’étais pas le seul dans ce cas et bien que j’avais emmené avec moi des boules quies, il m’est arrivé d’entendre les réactions des mes collègues de chambré pris au piège eux aussi de leurs rêves. J’ai ainsi pu entendre des : “putains qu’est ce qu’on est bien la … à faire la chenille”, ou encore des cris terrifiés s’exclamant : “c’est quoi ça ! c’est quoi ça! c’est quoi ça!”ou bien aussi un réconfortant : “mais putain qu’est ce qu’on fout la…Bordel!” 🙂

A la fin de cette troisième journée, j’étais en grande difficulté. J’avais en effet pu faire l’expérience de la difficulté pour se concentrer et du vagabondage permanent de la pensée. Mais, je connaissais déjà personnellement ces deux points pour les avoir déjà beaucoup trop expérimentés dans ma vie de tous les jours… et c’était d’ailleurs notamment dans le but de trouver une aide pour canaliser ces deux aspects de mon esprit que j’avais entrepris d’aller à ce stage de méditation Vipassana… J’avoue avoir alors commencé à douter. Tant d’efforts, éprouvants, pour expérimenter des choses que je connaissais déjà et qui me paraissais être une évidence. Je me suis alors mis à penser que la suite du stage n’apporterait rien de nouveau…  j’ai commencé à me dire que si il n’y avait pas  un renouveau quelconque dans le stage dès le lendemain, alors j’allais commencer à envisager d’arrêter ce stage.

Heureusement (ou pas… ;-)), un peu de renouveau dans les instructions est apparu dès le lendemain.

Du Jour 4 au Jour 6 :

Après avoir exercé mon esprit à se concentrer sur les sensations sur un tout petit point précis de mon corps, il m’a été demandé de tourner mon attention dans les trois jours qui ont suivi sur toutes les sensations que je pouvais percevoir dans mon corps entier et ceci en effectuant un balayage de haut en bas.  Je devais passer le plus consciemment possible sur toutes les parties extérieures de mon corps en commençant par le sommet du crâne, puis en passant par les épaules, les bras, les mains, le torse, le ventre, le dos, les jambes et les pieds… puis faire ensuite le même exercice en remontant.

Je répétais donc cet exercice maintes et maintes fois et comprenais à quel point la méditation est un travail. Dès que je m’apercevais que mon esprit s’en était allé dans ses pensés, je le ramenais à la concentration sur mon corps. Ce travail est épuisant, et quelque peu agaçant. Au début, lors des moments de poses je me complais à divaguer dans mes pensées. Ces moments sont reposants, réconfortants et amusants. Mais au final je m’aperçois au fil des jours que le temps passe plus vite lorsque je médite. Au contraire, lorsque mon esprit divague, le temps passe beaucoup plus lentement, ce n’est plus du tout rassurant et amusant… Finalement, le fait de partir dans mes pensés en devient fatiguant et lassant. La grande leçon apprise à partir de ce moment la du stage est à quel point mes réflexions sont nulles! Elles me prennent beaucoup d’énergie, m’empêchent de regarder vers l’extérieur et m’enferment dans des boucles infernales. De plus, je constate qu’à force de laisser de la place à mon esprit, celui ci est de moins en moins efficace dans ses analyses. Au contraire lorsque je fais taire mon esprit, je lui donne envie d’être plus efficace et quand il reprend la main il est plus tranchant, perspicace et bon dans ses analyses. Aussi, le fait de me concentrer sur mes sensations à donc permis à mon esprit d’obtenir plus de données d’entrés à étudier. Il en connait alors plus sur le monde extérieur sur lequel je me suis concentré (observations visuelles, auditives, sonores) ainsi que sur mon monde intérieure (observations de toutes mes sensations corporelles, en passant par le toucher jusqu’au ressentie des sensations à l’intérieur même du corps comme les picotements dans le ventre par exemple). Je me résigne et comprend que la meilleure façon de vivre ces moments est donc bien de me donner à 100% à la méditation dans le moment présent et ainsi de vivre le présent le plus paisiblement possible.

En outre, je réalise à quel point notre esprit va vite. En l’espace de quelques secondes mon cerveau pouvait élaborer des théories, des histoires complètes… ainsi je pouvais avoir l’impression d’avoir pris 15 min pour penser à toute une histoire alors qu’en réalité une seule minute s’était écoulée.

Arrivé au 7ème jour, je suis à nouveau en grande difficulté. Je comprends à ce moment la qu’il n’y aura rien d’extrêmement nouveau qui me sera enseigné dans les jours qui suivront. Je réalise que je ne vais pas apprendre des techniques révolutionnaires de méditation, que je ne vais pas avoir de visions sur ma vie ou autre, et que je ne vais pas sortir de ces 10 jours de méditation avec une solution miracle pour avoir un esprit plus calme et apaisé. J’ai un gros coup au moral, car les journées sont dures. Parfois je vis des moments magnifiques, pleins de joies, notamment lorsque je sors prendre l’air au soleil après avoir mangé le midi. Parfois, je vis des moments de désespoirs et d’angoisse. La tristesse semble être plus souvent présente que le bonheur pendant ces journées. Je réalise à quel point tout vient de mon esprit : rien ne change ou presque entre le jour 6 et le jour 7. Il y avait toujours les mêmes horaires fixes, la même eau chaude citronnée à 17h, le même lit… alors pourquoi étais je plus heureux ce jour la que le précédent? La différence de bien être était radicale… et j’expérimentais à quel point cette différence était élaborée presque uniquement à l’intérieur de moi. Hormis le soleil ou les balades dans la petite forêt qui m’impactaient tout de suite positivement, le reste était insignifiant, tout venait de ma tête. Je réalisais toutefois dans les moments de joie que si je devais un jour aller en prison alors j’arriverais tout de même à vivre des moments heureux.

Du Jour 7 au Jour 10.

A force de me concentrer sur mes sensations corporelles, je deviens alors très sensible au sens du toucher. Je réalise alors que j’ai développé mon sens du toucher un peu à la façon des aveugles qui faute d’avoir la vue, développe leurs autres sens. Ainsi, sur certaines partie de mon corps je ressentais comme un flux de frissons ou de picotements. J’avais une précision incroyable. Et à force de faire cet exercice à longueur de journée je pouvais ressentir de manière très distincte le moindre courant d’air sur ma peau, ou bien la transpiration ou encore le moindre frisson du à un changement de température par exemple. Le soir en me couchant, à force d’avoir passé tant de temps à me concentrer sur mon corps, je pouvais ressentir plein de piquotements voir et même toute ma peau me brulait!

Il y a toutefois des zones ou il est plus difficile de ressentir cette sensation de frissonnement plutôt légère. Sur ces zones ou je ne perçois pas de frissonnements, je perçois ou bien rien ou bien de la douleur dûe au maintient de la position assise, les jambes croisées. En me concentrant pleinement sur ces zones de douleurs et en les observants curieusement, je me rends compte qu’elles apparaissent et disparaissent. Elles ne sont pas permanentes. On peut, entre guillemets, les faire disparaitre. Cette découverte est interessante. Un peu comme pour les pensés, plus j’accepter mes douleurs, plus je les observes avec curiosités, plus celles ci on tendance à disparaitre. Au contraire, lorsque je les observe avec insistance en me demandant pourquoi elles sont la et si elles vont partir, alors la c’est l’enfer! Durant ces trois derniers jours, je m’aperçois que je gagne en sensibilité et que je peux ainsi entendre plus facilement toutes mes sensations corporelles, en passant des ressentis sur ma peau jusqu’aux sensations à l’intérieur de mon corps.

La dernière journée fut très pénible pour moi, car complètement perdu dans les jours, j’ai cru comprendre que l’avant dernière journée était la dernière. Qu’elle ne fut pas ma déception lorsque j’ai réalisé qu’il restait encore une journée … Dur!

Enfin la dernière journée est arrivée. Il nous était alors autorisé de discuter avec les autres participants au stage. Quel plaisir! La je m’aperçois à nouveau dans ma vie que j’adore découvrir de nouvelles personnes et partager. C’était d’ailleurs très amusant de constater à quel point les visages des autres participants étaient complètement différent une fois qu’ils se mettaient à sourire ou à parler. C’était vraiment marquant, certains collègues étaient presque difficile à reconnaitre alors que je les avais croisés durant dix jours avec le visage fermé, sans expressions. Quels moments merveilleux se fut de parler avec eux et de découvrir leur chemin de vie. Cela m’a permis de découvrir à quel point j’aimais le contact humain.

Enfin au sortir de ce stage, j’avais une irrésistible envie de profiter de la vie, comme un homme sortant de prison… J’allais commencer à profiter un peu plus de la vie!

Pour finir, voici donc mon ressenti total de ce stage ainsi que les grandes leçons que j’en retire.

Ce stage fut l’épreuve la plus difficile que j’ai eu à faire de ma vie! Le temps et l’ennuie m’ont parfois semblé interminable, éternel, un petit peu comme ces minutes d’attentes dans la vie et qui ne veulent jamais en finir. Pourtant, j’ai appris. Non pas tant par la réflexion finalement mais par l’expérience même. J’ai ressentis que c’était l’initiation pour apprendre à bien vivre. Ce n’est que le point de départ d’un travail que je vais devoir entreprendre le plus souvent possible dans ma vie. S’évader autant que possible de l’emprise de l’esprit pour vivre plus pleinement dans l’état présent à travers nos différents sens. Il est certain que je vais avoir à nouveau des moments ou je retomberai dans les travers de la pensée mais je crois savoir maintenant plus facilement repérer ces moments et surtout je sais à quel point ils sont inutiles!

 

Mes six grandes leçons :

1 – La concentration : c’est une source de bonheur. L’esprit s’évade tout le temps et en permanence. Pour le recadrer vers l’observation uniquement c’est un travail acharné. Il faut sans cesse remettre le couvert des heures durant encore et encore car ton esprit s’évadera encore et encore.

2 – La subtilité : plus tu entraines ton esprit à écouter l’un de tes sens en te concentrant pleinement dessus plus ton sens est aiguisé et précis. Plus tu utilises tes sens, plus tu deviens sensible à la subtilité des changements.

3 – La réalité est véritablement ce que l’on en fait. Ou plutôt ce que l’on en pense. À partir des mêmes conditions de vie, je passais ou bien de supers moments ou bien j’étais déprimé. Rien avait changé ou presque à l’extérieur pourtant. 

4 – L’impermanence des choses et des émotions. Il y a des bons et des mauvais moments. Pendant les mauvais moments il faut juste se dire c’est un mauvais moment. Rester le plus possible equanime et sans jugement envers les bons et les mauvais moments. Car c’est cette notamment cette acceptation des choses telles qu’elles sont qui fera en sorte de sortir plus rapidement d’un mauvais moment ou de rester plus longtemps dans un bon. Les choses sont telles qu’elles sont!

5 – Aucune expérience n’est intéressante si elle n’est pas vécue avec attention dans l’instant présent.

Et enfin la sixième, la plus importante :

6 – Nos pensées, c’est de la grosse merde!!! 🙂 Rien ne se passera comme prévu, il y a trop de variables à prendre en compte. Quand au passé…

 

Mes résolutions suite au stage :

1 – Prendre plus régulièrement le temps d’observer et de ne rien faire si ce n’est observer avec l’esprit vide et concentré.

2 – Lorsque mon mental veut s’exprimer, lui laisser pleinement la possibilité de le faire mais dans un laps de temps défini afin qu’il ne s’éternise pas. Pour cela, un moyen qui m’est apparu efficace pour donner à mon esprit tout les droits de s’exprimer pleinement, est de prendre un papier et un crayon afin d’écrire ses pensées. Bien souvent, les réflexions vont alors encore même bien plus loin par écrit.

3 – Lorsque le mental s’est assez exprimé. Le faire taire! Supprimer absolument les pensées répétitives et par essence non constructives. Plus les pensées sont répétitives, moins elles sont profitables. Il faut savoir lâcher le morceau! 🙂

 

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