L’âme du monde de Frédéric Lenoir

Le bonheur c’est de continuer de désirer ce qu’on possède déjà.

Connaissez vous la différence entre l’enfant et l’adulte? La taille de son jouet.

Pour être libre passe comme un mort entre le mépris et la louange.

  • Chaque sommet est beau et chaque chemin est riche d’enseignements. Chaque sentier est fait d’obstacles à surmonter et laisse découvrir des paysages magnifiques. Ce qui compte, ce n’est pas de gravir cette montagne, ou bien celle ci, ou bien celle la, mais de parcourir le chemin. Et de le faire avec attention, avec persévérance, avec le coeur ouvert et l’esprit vigilant. Ce n’est pas le nom du sommet que nous avons gravi qui nous transforme, mais la présence et l’amour que nous avons mi dans la marche.
  • La plupart des malheurs de l’humanité viennent du fait que bien des hommes ne se sont jamais interrogés sur la signification de leur existence. Ils vivent suivant la pente de leurs pulsions et de leurs besoins matériels. 
  • La grandeur de l’être humain est qu’il est le seul être vivant qui puisse s’interroger sur la signification de son existence et lui donner une direction, un but.
  • Qu’est ce qui est vraiment important et qu’est ce qui ne l’est pas?
  • Le superflu est onéreux, mais l’essentiel est offert.
  • Tant que nous n’aurons pas découvert notre vocation, nous serons d’éternels affamés. Peu importe de quoi il s’agit, ce qui compte c’est de découvrir ce pour quoi nous sommes faits. Ce qui nous met dans la joie, dans l’enthousiasme, dans le plein exercice de nos capacités et de nos dons.
  • Notre soif la plus profonde : celle d’une totale harmonie intérieure et d’une profond union avec le monde.
  • Si nous n’en sommes pas conscients, nous errerons toute notre vie de désir sensible en désir sensible, de satisfaction des sens en satisfaction des sens, sans jamais être comblés. Cette soif sans fin, des sens et de l’attachement, qui nous maintient dans la douleur de loi du désir et de la frustration.
  • L’essentiel du bonheur de l’homme ne relève pas de ses possessions, mais de la paix de l’âme.
  • Le contentement apporte le bonheur, même dans la pauvreté. L’insatisfaction apporte le malheur même dans la richesse.
  • L’homme doit quitter la logique de l’avoir pour passer à celle de l’être. Et tout le sens de la vie, c’est d’apprendre à ‘’être bien’’, au de la de ce que l’on possède, des objets ou des personnes qui nous donnent du plaisir, des évènements qui surviennent.
  • La richesse n’est pas un mal en soi, ce qui compte c’est l’attitude intérieur que chacun adopte vis a vis de l’argent.
  • La grande ambition qui doit guider ta vie, c’est de développer le meilleur de toi même.
  • L’intelligence nous fait rechercher la connaissance, la vérité et la liberté. Le coeur nous met en quête d’amour. Les deux unis nous font quérir la beauté et la justice.
  • Qui veut faire l’ange, fait la bête. Nombreux sont en effet les hommes religieux qui répriment les besoins de leur corps et de leur sexualité, qui font la morale aux autres, et qui finissent par chuter et par être finalement dominés par des pulsions plus basses que celles des animaux!
  • L’esprit imprime à la vie une direction et une signification. 
  • Trop d’hommes auront vécu au fil de leurs instincts, de leurs émotions, ou bien des traditions et des coutumes de leur société, sans jamais avoir fait un vrai choix, sans jamais avoir eu l’intelligence émue par la beauté du savoir, le coeur saisi par la joie du don. Ils auront connu des petits plaisirs, mais pas de grandes joies. Ils auront vécu des vies rassurantes, mais jamais celles qui déchirent le coeur et l’agrandissent aux dimensions du monde. Ils auront mangé à leur faim, mais pas connu l’extase de l’âme face au Beau et au Vrai. Ils auront appris un métier et gagné leur vie, mais sans doute jamais découvert l’activité qui aurait pu les mettre dans l’enthousiasme. Et lorsqu’ils mourront, ils demanderont : ‘’a quoi bon vivre? L’existence. n’avait aucun sens! Ou est t’il, le bonheur auquel j’ai parfois aspiré? Ou est il, l’amour que j’ai désiré? Ou est elle, la vérité dont on m’a parlé? Qu’en est il de la vie dont j’ai rêvé lorsque j’étais enfant? Alors on leur répondra : tu avais en toi un esprit qui pouvait donner un sens à ta vie, te conduire au bonheur et à l’amour véritables, te mener vers la vérité et faire vivre tes rêves…. Mais tu l’as ignoré.
  • Nous sommes tous plus ou moins prisonniers de nos peurs, de nos pulsions, de notre caractère, de nos habitudes, de nos émotions. La plupart de nos actions et de nos choix sont mus par ces tendances qui nous dominent. Esclaves de nous-mêmes, nous sommes les seuls à pouvoir nous libérer de cette prison intérieure.
  • Travailler sur nous mêmes, corriger nos réactions, modifier nos réflexes spontanés ou nos mauvaises habitudes demande effort et volonté. Mais c’est le prix à payer pour gagner notre liberté intérieure.
  • On ne nait pas libre, on le devient. Cela passe par la connaissance de soi-même.
  • A quoi sert à l’homme de dominer le monde s’il ne sait être maitre de lui même? La maitrise de soi exige à la fois connaissance et volonté.
  • Une fois l’obstacle intérieur reconnu, le moyen le plus simple pour se transformer consiste à poser un acte significatif. C’est en posant progressivement des actes positifs que, bien souvent, on arrive à changer.
  • On rencontre aussi des personnes qui ne veulent surtout pas devenir libres. La carapace de leurs peurs et de leurs mauvaises habitudes les rassure. Contre cette servitude volontaire, il n’y a rien à faire, sinon espérer que la vie leur devienne trop insupportable et qu’ils décident enfin de se libérer de leurs chaines.
  • La dépendance à l’égard des choses matérielles est un des esclavages les plus répandus de nos jours. La plupart des humains ont pu vivre heureux pendant des millénaires sans voiture et sans téléphone portable, sans électricité et sans internet, sans tout à l’égout et sans télévision. Il nous serait fort utile d’apprendre à nous en détacher. A en user librement, sans addiction,  en sachant parfois nous en séparer volontairement. Possédez des objets mais n’en soyez pas possédés. Usez des bien matériels sans en être esclaves. Voila un pas important vers la vrai liberté.
  • Etre libre c’est aussi ne pas agir en fonction du regard d’autrui. Bien souvent, nos actions sont mues par le désir de plaire ou de ne pas déplaire, de se conformer aux usages communs ou bien de se rebeller contre eux, d’attirer l’attention ou de rester discret. Agissant ainsi, nous sommes prisonniers du regard des autres. Peu importe ce que tu fais, il y aura toujours quelqu’un pour y trouver à redire. Fais ce que tu aimes ou ce que tu penses juste de faire, et tu seras heureux!
  • Un être humain doit pouvoir acquérir assez de confiance en lui pour ne plus constamment se soucier de l’approbation ou des critiques d’autrui. La confiance et le juste amour de soi sont indispensables à la croissance de l’être humain, à sa liberté et à son bonheur. 
  • Pour être vraiment libre et devenir pleinement lui même, un être humain doit chercher la vérité sans préjugés et sans oeillères, ce qui le conduit aussi à remettre en cause, de manière constructive son héritage familial et culturel, quitte ensuite à se le réapproprier.
  • Toute notre vie, nous aurons à discerner le vrai du faux, le juste de l’injuste, le positif du négatif, l’utile de l’inutile, le nécessaire du superflu.
  • Deux frères, deux amis, deux époux ne verront jamais le monde de manière identique, même s’ils partagent le même quotidien. Le regard que nous portons sur le monde n’est que le monde tel que nous le percevons à travers le prisme de notre sensibilité, de nos émotions, de notre esprit, de notre culture.
  • L’ego veut prendre et dominer. L’amour lui apprendra qu’il y a plus de bonheur à donner et à servir.
  • Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’il te fasse.
  • Les hommes respectent la loi morale par sagesse, par raison, par obéissance ou par crainte, mais pas par amour. L’amour demande plus et autre chose que la loi. La morale est la loi de la raison, l’amour est la loi du coeur.
  • L’amour nous fait comprendre que nous ne pouvons pas être heureux sans les autres. L’amour nous révèle que nous sommes faits pour la relation et que le dépassement de notre égo est source de joie.
  • Si nous ne nous aimons pas nous-mêmes, si nous n’avons découvert de manière juste que nous étions aimables, nous aurons du mal à aimer de manière juste.
  • De nombreuses formes d’amour peuvent cohabiter et il est précieux de les reconnaitre pour permettre à la relation de se développer de manière vraie et harmonieuse.
  • L’amour ne rend pas coup pour coup, oeil pour oeil ou dent pour dent. L’amour nous apprend à pardonner plutôt qu’à nous venger, à consoler plutôt qu’à accumuler, à donner plutôt qu’à recevoir, à apprendre plutôt qu’à juger. Mais l’amour nous apprend aussi à corriger, à éduquer, à être juste, à recevoir, à accepter d’être consolé et soutenu. L’amour est un échange permanent entre le monde et nous. 
  • Chacun doit apprendre à discerner ce qui est bon et ce qui est mauvais pour lui. Il lui faut non seulement opérer ce discernement mais aussi tout mettre en oeuvre pour développer ce qui le rend meilleur et le fait grandir, mais aussi éliminer ce qui l’abaisse et l’obscurcit. Lui, et lui seul, peut faire ce discernement et ce choix qui conditionneront toute sa vie. Nourris ce qu’il y a de bon, de juste, de lumineux en toi. Affame ce qu’il y a de mauvais, de négatif, d’obscur. 
  • Restez attentifs à faire pousser les bonnes graines, aussi petites soient-elles. Soyez patients et persévérants. 
  • L’étonnement est le début de la sagesse, car il nous conduit à nous interroger et à découvrir l’invisible derrière les choses visibles. Il nous mène a le vérité. Fuyez au contraire l’indifférence à vous mêmes, aux autres et au monde. Fuyez l’insensibilité, ne soyez jamais blasés, satisfaits ou repus. Car alors votre esprit s’endormira. Il se satisfera de quelques certitudes et ne saura plus questionner le monde. Votre vie sera alors sans saveur, sans intelligence et sans joie.
  • Cultivez l’effort. Travaillez sans cesse à vous améliorer et à réaliser quelque chose qui vous transforme. Oeuvrez pour vous mêmes, pour les autres et pour le monde. Créez, agissez, ne laissez jamais passer une journée sans avoir accompli la moindre tâche, fut-elle tout intérieure. Prenez garde a la paresse! Le repos est nécessaire après l’activité. Mais la paresse n’est pas le repos : c’est l’absence de force et de motivation. C’est le refus de l’effort qui donne l’illusion du bien être et du repos. La paresse fatigue plus qu’elle ne repose. Elle nous alourdit et nous décompose.
  • Cultivez la douceur. Si vos colères s’expriment, apprenez à les maitriser, à les arrêter au bon moment.
  • Cultivez l’humour. Rien n’est pire qu’un homme sans humour, qui ne voit dans l’existence que le sérieux, le tragique ou l’utile. L’humour ne sert à rien, mais il n’y a rien de plus indispensable à une existence heureuse. L’humour ne nie pas le tragique mais le détourne, crée un recul avec la douleur, et peut transformer les larmes en rire.
  • Cultivez la foi et la confiance. Ayons confiance en la vie et prenons le risque de connaitre, de marcher, de partir, de changer. La vie nous guidera toujours vers le meilleur. 
  • Chassons de notre esprit l’inquiétude et l’anxiété et le doute.
  • Cultivez la générosité, la bienveillance et la bonté.
  • Cultivez le courage et la force. Surmonter vos peurs.
  • Cultivez l’esprit de vérité. Parfois cependant, l’amour peut conduire à taire des vérités trop douloureuses qui blesseraient inutilement un être. Mais soyez attentifs à ne pas vous servir de ce juste prétexte pour vivre dans le mensonge, ou surprotéger des personnes qui préféreraient connaître la vérité.
  • N’ayez pas peur de la vérité, même si elle vous fera parfois souffrir. La vérité vous conduira vers des pays inconnus, vers des horizons nouveaux. Il vous faudra quitter le confort de vos habitudes mentales et de vos certitude. Mais la liberté libérera votre esprit de toutes vos servitudes.
  • Cultivez la souplesse, qui vous permet de vous adaptez au mouvement de la vie.
  • Cultivez la justice. Nous ressentons toujours l’injustice comme inacceptable. Il y a bien en effet une injustice apparente dans la vie mais la justice de la vie ne peut se mesurer a l’aune de cette seule existence terrestre.
  • Cultivez l’humilité. L’orgueilleux est aveuglé par le soleil de son égo. Il est ridicule.
  • Cultivez le contentement et la sobriété. 
  • Cultivez la gratitude. Lorsque vous perdez des choses précieuses, remercier aussi la vie des obstacles qui vous sont envoyés pour vous faire grandir, pour vous apprendre l’humilité ou le détachement, pour vous faire voir ce que vous ne vouliez pas voir.
  • Cultivez la prudence. Faire preuve de lucidité et de responsabilité avant d’agir.
  • Cultivez la tempérance. L’ascète et le débauché ne respectent par leur corps. Le premier le détruit par le manque et le second par l’abondance.
  • Cultivez la patience et la persévérance.
  • Cultivez l’esprit de service.
  • Cultivez le pardon. Donnons toujours une chance à celui qui regrette son acte.
  • Cultivez la tolérance.
  • Vivre est un art. Il faut apprendre à vivre. Fuyez les extrêmes. La sagesse est dans la mesure et dans la subtilité. La vertu réside dans le juste milieu. Le monde n’est ni à conquérir ni à mépriser. 
  • Il faut un juste équilibre entre attachement et détachement. Il nous faut aussi apprendre à cultiver l’esprit de détachement, qui nous rappelle que nul être ne nous appartient, que chaque personne suit sa destinée.
  • Gardons aussi à l’esprit que nous sommes seuls, que nous sommes nés seuls et que nous mourrons seuls.
  • Soyons prêts à perdre ce qui nous a été donné. Il faut de l’équanimité : cette distance sereine face aux événements de la vie, agréables ou douloureux.
  • Notre esprit a autant besoin de silence que notre corps d’air.
  • Soyez vigilant à vos pensées.
  • Plus vous broyez du noir, et plus votre vie ira mal. Mais développez des pensées positives, optimistes, confiantes, et votre existence s’embellira.
  • Une mauvaise pensée contre une personne a des répercussions tant pour elle que pour vous même.
  • Une seule parole peut anéantir une vie, comme lui redonner sens.
  • Si ce que tu as à me dire n’est ni vrai ni bon ni utile, je préfère ne pas l’entendre. Et quant à toi, je te conseille de l’oublier.
  • Il n’y a sans doute rien de plus difficile que de mettre parfaitement en cohérence nos pensées, nos paroles et nos actes.
  • Aucune expérience n’est profitable si elle n’est pas vécue avec attention dans l’instant présent.
  • Etre attentif, dans l’instant présent, à ce que nous faisons, à ce que nous ressentons, avec qui nous sommes : voila une des clés les plus importantes de la vie.
  • Il faut accepter ce qui est. Ne demande pas que les événements arrivent comme tu le souhaites, mais souhaite-les comme ils arrivent et tu seras heureux.
  • Nos pensées et nos croyances conditionnent en grande partie ce qui nous arrive. De plus, nous filtrons le réel en ne percevant en lui que ce qui vient confirmer nos croyances. Soyez heureux, le monde l’est. Soyez anxieux, il l’est aussi. Dans chaque être et chaque instant, heureux ou douloureux, facile ou difficile, nous ne voyons jamais que notre seule image.
  • Les deux lois de la vie sont que tout acte produit un effet et que tout est impermanent.
  • C’est parceque nous voulons dominer le monde que le monde nous échappe et se révolte à travers maints désordres naturels. Et c’est parceque l’on veut tout maitriser de notre vie que la vie nous échappe a travers le développement de nombreuses maladies physiques et psychiques. 
  • Ne recherchons jamais la souffrance, elle viendra tôt ou tard à nous. L’attitude qui consiste à tout faire pour éviter la souffrance est aussi négative car elle nous empêche de vivre pleinement. Beaucoup d’hommes sont malheureux parce qu’ils préfèrent rester dans un malheur confortable que d’accepter certains sacrifices. Pour vivre de grandes joies, il faut prendre le risque de traverser de grandes peines.
  • Mon seul désir est d’être pleinement présent et ouvert au monde tel qu’il est.
  • Tout le chemin de la vie, c’est de passer de l’ignorance à la connaissance, de l’obscurité à la lumière, de l’esclavage des sens à la liberté de l’esprit, de l’inaccompli à l’accompli, de l’inconscience à la conscience, de la peur à l’amour.
  • Enseigne inlassablement ce que tu auras appris et mets le en pratique, car c’est en te voyant vivre et en regardant la lumière de ton regard que les hommes croiront en tes paroles.

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