Chauffeur VTC

Actuellement en reconversion pro, j’ai pris la décision le 1er Mars 2018 de me lancer dans l’aventure de chauffeur VTC.

Pour quelles raisons? Alors que ce métier ne semble pas très rémunérateur et que le futur des chauffeurs est surement en péril avec l’arrivée prochaine des voitures autonomes.

Parce que dans la vie, il faut passer à l’action! 🙂

Tout d’abord dans le contexte de mon changement de vie, je ne compte pas en faire mon activité principale, mais plutôt une source de revenus provisoires afin de renflouer un petit peu mon porte-monnaie en travaillant dans un premier temps pendant deux à trois mois intensifs en fin 2018.

En outre, je considère cette activité comme une flèche de plus à mon arc. Etre chauffeur VTC me permettra peut être à l’avenir de compléter avec flexibilité mon emploi du temps si mon futur projet pro ne m’occupe pas à plein temps ou ne me rémunère pas assez.

Enfin, habitant en région parisienne, c’est une belle opportunité pour profiter du marché du transport de particuliers parisien.

Mais ceux sont quatre autres raisons qui me poussent à devenir chauffeur VTC.

Tout d’abord cette envie d’ouvrir ma propre entreprise. Je considère que chauffeur VTC pourrait être un bon test. Premièrement en 2018 en tant qu’auto-entrepreneur et par la suite en passant en EIRL. Pourquoi cette envie de découvrir le monde de l’entrepreneuriat? Car je crois de moins en moins à l’emploi salarié comme sécurité de l’emploi et d’épanouissement. Et enfin, parce qu’il me paraît de plus en plus clair, qu’avoir sa propre entreprise est une voie vers l’indépendance financière. Avoir sa propre entreprise permet notamment d’acheter des biens avec de l’argent non imposé. C’est à dire que les achats de voiture, d’un local, de repas, de vêtements peuvent être comptabilisés en frais d’entreprise et donc ainsi retirés des bénéfices de l’entreprise… ce qui revient donc à acheter ces biens avec de l’argent qui n’a pas été taxé par les impôts sur le revenu. Une voiture acheté par le biais d’une entreprise coûte ainsi bien moins chère qui si elle devait être acheté avec l’argent gagné en tant que salarié et taxé en amont par l’impôt sur le revenu…. sans compter la déduction de la TVA qui favorise encore l’entreprise.

Deuxièmement, en cette année 2018, si je parviens à effectuer un chiffre d’affaire de 12 000 euros à l’année, cela me permetra de valider mes 4 trimestres de retraites pour 2018.

Troisièmement, ouvrir ma propre boite, m’ouvrira l’accès à de potentiels subventions de création d’entreprise.

Enfin, l’activité de VTC m’attire pour la flexibilité des horaires qu’elle offre. J’ai envie de gouter au plaisir de partir travailler à l’heure que je veux, que cela soit aussi bien la journée, que la nuit si je n’arrive pas à dormir.

Je savais que la réglementation pour devenir chauffeur VTC en France s’était endurcie à partir de 2017. Toutefois, j’ai eu la désagréable surprise de réaliser le frein qu’avait mit le gouvernement pour rentrer dans cette activité. Très probablement en accord avec la corporation des Taxis ou des gros gestionnaires de Taxis comme l’entreprise G7, le gouvernement a mis en place un système de régulation des nouveaux entrants dans la profession. Et oui, il faut très certainement préserver le retour sur investissement des entreprises comme G7 pour au moins encore quelques mois…

Ainsi, pour intégrer la formation, il faut passer un examen médical spécial, une épreuve théorique sur la sécurité routière, le français, l’anglais, la gestion d’une entreprise, le marketing et la réglementation des transports. Enfin une épreuve pratique type passage du permis de conduire doit être faite. Sur le papier, c’est plutôt rassurant de voir le gouvernement encadré la profession, en obligeant les potentiels acteurs à se former sur la gestion d’une entreprise ou sur la réglementation VTC. De même, il est rassurant de voir qu’une certaine exigence est voulu avec que l’on est pas n’importe quel danger comme conducteur VTC. Mais dans la pratique, je trouve que ce processus est un alibi pour empêcher à trop de monde de rentrer trop vite dans cette profession et ainsi casser les prix du marché et prendre de la clientèle aux taxis.

Pourquoi je dis cela? Car dans la pratique, ces épreuves de VTC ont un délais extrêmement long. Entre l’inscription, la visite médicale, le passage des épreuves théorique, le délais de réponse de deux mois avant le passage de l’épreuve pratique, puis à nouveau un délais de deux mois pour la validation…. si tous se passe bien sans aucun échec, entre le moment ou je décide de me lancer dans cette activité et le moment ou je la commencerait, il faut compter au minimum 7 mois! Et sans compter l’argent à avancer pour passer les épreuves théoriques ou encore louer une voiture pour l’épreuve pratique.

Je ne m’en plains pas, je ne suis pas pressé et peut avancer un peu d’argent. De plus, je mesure la chance que l’on a en France de pouvoir se lancer dans l’activité de VTC et de monter librement son auto entreprise, ce n’est pas le cas dans beaucoup d’autres pays du monde.

Toutefois, en analyse de la situation, il est intéressant de voir encore une fois l’incohérence entre les paroles et les actes de nos politiques, ceux la même qui sont enclins à libéraliser, flexibiliser le travail lorsqu’il faut licencier les employés, font d’un autre côté, comme on peut le voir, le maximum pour freiner la possibilité et l’envie de travailler rapidement. En réalité, ces derniers années la flexibilité du travail ne s’applique qu’au licenciement, à l’exception notable du statut d’auto entrepreneur qui permet de se lancer facilement. Je peux facilement comprendre le calcul rationnel des personnes aux chômages ou au RSA qui ont presque moins à perdre à ne pas aller travailler. La prise de risque ne semble pas assez récompensée ici…

Pour suivre et avoir un retour d’expérience, voici ci dessous, toutes les étapes pour devenir chauffeur VTC, les délais et les dépenses rencontrés.

Enfin avant de me lancer, j’ai effectué une rapide analyser de la potentielle rentabilité de l’activité de VTC. J’ai récolté les informations nécessaires au calcul via internet ou mon expérience. J’ai ainsi pris l’hypothèse d’une facturation au client de 2 Eur par km, de la location d’une voiture au mois dans un premier temps, et de l’utilisation des applications de VTC types Uber et Hitch avec une marge prélevé sur chaque course d’environ 20%. A l’avenir, les marges des ces applications devraient diminuer par les effets de la concurrence.

Je suis curieux et pressé de voir comment la réalité rattrapera ou non ces prévisions. En espérant que la voiture autonome ne va pas arriver trop rapidement. 🙂

 

 

 

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