30ans Changement de Vie

Il y a maintenant un an, en juillet 2017, j’ai pris la décision à 30 ans de changer de ”vie” car celle ci ne me convenait plus.

J’ai donc étudié les différentes possibilités qui s’offraient à moi : me reconvertir au sein de mon entreprise, quitter mon entreprise, faire un congé sabbatique et partir pour voyager.

Finalement, après analyse et un bilan de compétence au sein de mon entreprise, j’ai compris que je ne trouverai pas ce que je cherchais dans une reconversion professionnelle au sein de mon entreprise, ni même dans une autre entreprise.

Ingénieur, cadre de 30 ans dans le contrôle de gestion, je veux fuir les contraintes horaires du salariat mais surtout je veux supprimer cette sensation de faire un travail qui n’est pas vraiment utile, pas vraiment constructif. Dans mon travail, je ne vois pas concrètement les conséquences de mes actions, mon rôle étant de prendre des donnés pour les transformer en graphes et en avis qui ne sont d’ailleurs même pas forcément pris en compte par la suite. Tous les avis que j’ai pu donner sur la rentabilité des projets étaient rouges, pourtant la décision était tout de même prise en faveur de ces projets. L’impact économique n’était étrangement pas bloquant car ce qui importait finalement le plus était de faire la même chose techniquement que la concurrence ou bien de respecter les décisions pleine d’égo des dirigeants.

Et puis il y a eu également ce dégout de travailler pour les bénéfices des autres. Un peu l’impression que les gains que je faisais faire à l’entreprise allait ensuite être gaspillé en voyage inutiles, en budgets de restauration de bâtiments inutiles, en rémunération bonus inutiles ceux qui nous dirigent ou pour les actionnaires. 

Et puis il y a eu cet écoeurement des mes premières années de travail de voir les rémunérations des salariés de bases que nous sommes bloquées alors que l’exemple n’est pas montré par nos dirigeants qui eux ont de gros salaires qui dans le pire des cas sont ‘’reportés’’ de quelques années.

Et puis cette déconvenue de s’appercevoir que l’on est dirigé par des gens qui font de la politique et des manigances et qui sont nullement intéressés par le produit fabriqué ou le service rendu, mais plutôt par leurs discours et leur carrière. J’ai pu constater que des choix peu judicieux étaient pris uniquement car il fallait faire comme le concurrent ou bien tout au contraire simplement pour satisfaire une bataille d’égo…

En outre, avec une vision plus personnelle et pratique, j’étais physiquement et psychologiquement fatigué de perdre du temps dans des réunions ou tout le monde perdait du temps faute de préparation, et ou encore une fois l’intérêt de la réunion était plus pour justifié une organisation qu’un objectif. J’étais déçu de voir à quel point j’étais occupé par des informations non productives mais simplement présente dues à la complexité des process suivi à la lettre dans les grosses entreprise par des personnes voulant se faciliter la tache en suivant le chemin borné par l’entreprise. Et au final, j’avais véritablement la sensation que l’entreprise se mangeait de l’intérieur, notamment à cause du fait que les différents services dans l’entreprise se battaient entre eux pour promouvoir leurs performances et ainsi leurs budgets.

J’étais démotivé de travailler et de perdre du temps pour améliorer des indicateurs. Des indicateurs qui servent uniquement aux services de se partager la part du gâteau de l’entreprise. Au final, on aboutissait au résultat extraordinaire qui était que tous les services ou presque avaient des indicateurs verts alors même que l’entreprise au global avait un indicateur rouge. Risible. Tout cela parce que chaque service avait une excuse valable pour attribuer à d’autre services des performances négatives en prenant en compte le périmètre de responsabilité.

En outre, j’étais arrivé au point ou je ne pouvais plus supporter :

  • cette sensation d’être pris pour un idiot à qui ont pouvait faire croire toute cette organisation bancale.
  • de ne pas avoir assez la sensation d’aider les gens dans leur travail.
  • d’avoir la sensation de manquer de légitimité. 
  • d’avoir la sensation de ne pas assez servir à l’avancer de l ‘humanité.
  • d’être fatigué de voir comment nos chefs vont au poste par intérêt professionnelle et sans véritablement envie de vouloir changer les choses. J’appelle cela venir pour juste tenir le poste.
  • cette pitié de nous voir les gens nous battre pour les miettes.
  • de voir certaine personne inefficace être finalement mieux rémunérées ou mieux valorisées.
  • de voir toute forme de discrimination, qu’elle soit négative mais surtout positive. 
  • de voir les rémunérations qui ne sont pas à la hauteur du travail et des études qui nous ont amené ici.

Point final à toute cette remise en question, j’en suis arrivé à l’évidence que l’avenir de ces métiers est totalement compromis par l’automatisation et que cette sécurité apparente est en réalité un piège.

Il est donc grand temps de diversifier ses compétences, de passer à l’action véritablement, de prendre de vrai risques, d’assumer ses responsabilités et de travailler pour soi.

 

 

 

Leave us a Message